Léon Tolstoï - Sonate à Kreutzer


Léon Tolstoï - Sonate à Kreutzer


Peut-être pour tourner autour du pot, pour prendre une grande inspiration avant de me lancer un jour dans la lecture des fameux Guerre et Paix et Anna Karénine il m'arrive de tâter du Tolstoï.
C'est ici un roman court paru vers 1889 dont le titre rappelle une œuvre de Beethoven.

Après une petite mise en abîme dans un train, on assiste à une sorte de diatribe du sieur Posdnicheff contre le mariage voire contre la Femme. Au fil de l'argumentaire, l'orateur tente d'excuser de tel griefs car au fond la femme est conditionnée dès sa plus tendre enfance à devenir la boite à jouissance de l'homme. Pour arriver à ensorceler ce dernier, elle fait preuve d'un vrai machiavélisme. Mais l'homme est aussi conditionné pour succomber aux charmes féminins. Le mariage est contre nature vu que nous sommes tous soumis aux pulsions charnelles qui sont antagonistes de toute exclusivité.

Posdnicheff ne peut que comprendre la concupiscence que ressentent tous les hommes.
Mais le plus grand poison de l'âme est la jalousie qui retourne la tête, brouillent notre lucidité, nous font bouillir les sangs. La haine est tellement proche de l'amour qu'elle peut pousser au meurtre.
Tolstoï a réussi avec brio à faire monter la tension, le suspense, bien que l'issue soit connue d'avance et peut être est-ce l'expression d'une prise de conscience pessimiste après qu'il ait publié 30 ans plus tôt "Le bonheur conjugal"



 

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