Antoine Wauters - Le plus court chemin
C'est
encore le hasard du rayon belge qui m'a porté sur cet auteur dont le nom
m'était familier pour avoir déjà lu son premier roman " Césarine de
nuit" dont j'avoue ne pas me rappeler de grand chose.
Celui-ci est de 2023 et a empoché le prix Rossel de la même année. L'écrivain a
aussi raflé d'autres prix littéraires dont le Prix Goncourt de la Nouvelle en
2022 avec " Le
Musée des contradictions" et se fait peu à peu une place dans les lettres
internationales.
Ce roman qui semble autobiographique papillonne dans des souvenirs d'enfance
avec des (parfois très) courts chapitres. Il y a beaucoup de poésie et de nostalgie.
Pour le citer " La nostalgie, c'est un applaudissement du passé. Dans une main, il y a les larmes. Dans
l'autre, beaucoup de joie."
On chemine avec ces saveurs de la jeunesse qui construisent l'être adulte qu'on
devient parfois du jour au lendemain, comme une chute de mur de Berlin qui
réunit deux mondes à part. L'époque insouciante quand les années 80 rencontrent
les années 90, où la technologie et le profit décomplexé se déploient. Moment
clé où l'abstraction fait surface, le temps commence son accélération, quand on
se sent de plus en plus étranger à ce qu'on était.
" A présent, je vis avec l'idée que chaque seconde est la dernière. Je me vois
stoppé en plein élan, au milieu même de ce paragraphe. Et voilà pourquoi je ne
l'écris pas, ce livre des années magiques, je le sprinte."
Le livre se lit quasi d'une traite !

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