Cornelius Castoriadis - &
l'autonomie radicale
Il existe une collection de
petits livres appelée "Précurseur-ses de la décroissance" dirigée par
Serge Latouche. Celui ci est paru en 2020 et est commenté par ce dernier. Cela
occupe d'ailleurs la moitié des 120 pages où il nous présente la vie de
Cornelius Castoriadis.
On apprend qu'il a eu plusieurs casquettes durant sa vie de 1922 à 1997:
philosophe, économiste et psychanalyste. Son grand cheval de bataille a été
l'autonomie individuelle et collective.
Il s'agit ici d'extraits de textes allant de 1974 à son décès pour tenter de
cerner sa pensée.
Certains thème ne sont pas très originaux: le progrès, l'écologie, la
domination, le consumérisme...
" Nous n'avons pas d'opposition aveugle au progrès, mais une opposition au
progrès aveugle".
Castoriadis aimerait que chaque être humain puisse sans cesse se remettre en
questions, s'interroger et agir "
en connaissance de cause plutôt qu'emportés par la passion ou par un
préjugé". Pour se faire, il lui faut une éduction, apprendre à obéir avant
de s'en émanciper. Il est contre la démocratie représentative qui nous donne
l'illusion tous les 4 à 5 ans de choisir, alors que le choix n'existe pas.
D'autres systèmes sont possibles mais pour cela il faut sortir de l'illusion du
progrès infini. Cette idée serait née avec les Lumières où on s'est mis en tête
qu'il était possible d'enrichir les connaissances indéfiniment et donc par
ricochet la puissance et la richesse. L'ère industrielle a affirmé sans
vergogne que le grand but dans la vie est le confort et la consommation.
Idéologie allègrement répandue dans tous les pays du monde où l'Occident à
lancé la course infinie et fait baver les plus pauvres sur l'ultime béatitude
des objets. Bien sûr cela a un prix: la destruction accélérée de notre
environnement pour satisfaire cette soif. La démographie galopante ne fait
qu'aggraver le problème.
Voilà donc une découverte rapide de cet auteur qui a lui aussi philosophé sur
ces grandes thématiques qu'on aurait préféré aujourd'hui pouvoir classer dans
les mauvais souvenirs.

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