François Villon - Œuvres complètes



François Villon - Œuvres complètes

Pour l'anecdote François Corbier a choisi son pseudonyme en hommage à ce grand poète français du XVème siècle qui s'appelait à la base François de Montcorbier. Cela me démangeait d'une fois découvrir ce poète auquel même Rabelais rend hommage.

La version des œuvres complètes que j'ai loué en bibliothèque a été actualisée en français moderne par Claude Pinganaud en 2005. Par la brève biographie en introduction, j'apprend que François Villon fut un brigand auteur d'un meurtre et de maints larcins plusieurs fois condamné à la pendaison mais gracié au dernier moment. Sa poésie est emprunte de cette épée de Damoclès qui pèse au dessus de sa tête et on dit que son style s'est démarqué de la mode de son époque.
Malgré la mise à niveau moderne, j'avoue n'avoir pas toujours saisi grand chose si ce n'est un certain rythme, une rime et un peu de satire. On sent vraiment que c'était un monde qu'on a du mal à imaginer et l'humour était tout autre. Difficile donc d'apprécier à sa juste valeur cette poésie de la fin du Moyen Age.

Cela démarre avec "Le lais" (1457) qui est une série de dons qu'il veut faire, se sachant condamné, à ses ennemis mais aussi quelques amis.

Arrive son chef d'œuvre de 2023 vers: " Le Testament".
Nous sommes tous égaux devant la mort, riches ou pauvres. Le thème du Tempus Fugit revient encore.
Longue énumération de legs qui revient dans une autre version un peu rébarbative entrecoupée de sorte de petites ballades en hommage à un personnage dont il vient de parler.

Seulement " Les regrets de la belle heaulmière" m'a touché
https://www.poemes.co/les-regrets-de-la-belle-heaulmiere.html


Dans ses poésies diverses, il y a aussi quelques louanges au seigneur qui dénotent un peu de ces éloges de la débauche.

Arrive la fameuse "La Ballade des pendus" improprement appelée "L'épitaphe Villon" qui est considéré comme le plus grand classique de la poésie française, qui est une interpellation de la mort sur la vie.
Cette monographie termine avec "Jargon et Jobelin" de 1489 qui manie l'argot et le champ lexical de  la délinquance dans 11 ballades où là je n'ai vraiment entravé que dalle!

Bref un grand classique de la poésie médiévale française mais qu'il est difficile d'appréhender en 2026. 


 

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