Ian McEwan - Amsterdam
J'ai beau tenter de me rappeler mais je ne sais plus
à quelle occasion David Le Breton parlait de ce roman sorti en 1999. Toujours
est-il que je l'avais noté et c'est seulement maintenant que j'ai pu découvrir
cet auteur anglais à la plume bien corrosive. Une histoire bien agencée,
peut-être un peu alambiquée mais chargée d'humour noir et abrasive Le suspense
m'a bien tenu en haleine jusqu'à la dernière page.
Cela commence par ces deux amis qui se retrouvent aux obsèques de leur amante
commune Molly. La mort l'a arrachée à son existence en un éclair et ils
s'interrogent sur le sens de la vie.
Clive, l'un d'eux est un célèbre
compositeur classique qui s'arrache les cheveux à tenter de composer l'œuvre de
sa vie. Il y a toute une atmosphère autour de la musique classique et un
cynisme sur la vie d'artiste orgueilleux. L'inspiration est une muse qui ne se
laisse pas facilement apprivoiser.
Vernon est l'autre personnage qui est directeur de rédaction d'un célèbre
journal. Là aussi on est confronté à ce petit monde de la presse, ses
mesquineries et cette course aux parts de marché. Ce dernier va saisir
l'aubaine de publier des photos compromettantes dans sa feuille de chou en
déclin pour se tailler sa part de gloire. Mais cela ne se passera pas vraiment
comme prévu... Clive de son côté s'assoira sur sa morale au nom de se grande
créativité. Les deux amis finiront par se brouiller, s'accusant mutuellement de
trahison. Cet accrochage profitera bien à un autre protagoniste qui ne les
porte pas dans son cœur....

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