Pascal
Quignard - Villa Amalia
Il y'a parfois des mystères comme ce roman de
2006 arrivé dans ma liste de lecture je ne sais plus comment.
Roman où la grande musique plane, sur la blessure des trahisons, une sorte
d'ode à la liberté individuelle, à l'émancipation, la plénitude dans la fuite.
C'est l'histoire d'une femme musicienne qui découvre l'infidélité de son compagnon
et décide de tout plaquer. Elle retrouve un ancien camarade de classe qui va
l'aider indirectement à passer à l'acte de la disparition volontaire. Ah mais
peut-être que j'avais noté ça grâce à "Jean-Didier Urbain - Secrets de
voyages (Menteurs, imposteurs et autres voyageurs impossibles)" ou "
Hubert Prolongeau- Partis sans laisser d'adresse" ?
L'angoisse la gagne petit à petit que l'échéance approche de l'application de
son plan: vendre sa maison, ses biens, laisser ses souvenirs pour un nouveau
départ dont elle ne connaît rien. Elle change de coiffure, de vêtements et part
avec du cash en poche par plusieurs trains pour traverser des frontières et
vivre l'aventure dans les îles d'Italie et retrouver la poésie de la vie. Cela
m'a légèrement fait penser à ma maigre connaissance d' Erri de Luca.
Elle tombe en pamoison devant une maison isolée et va tout faire pour y habiter.
Vous l'aurez compris, c'est le titre du bouquin!
Une sorte d'étrangeté, des tristesse, de vieillesse s'installent peu à peu au
point de devenir déroutant, il y a des changements de forme narrative qui
s'entremêlent, des drames, des retrouvailles.

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