
Alexander de Humboldt - De l'Orénoque au
Cajamarca
Ce grand voyageur et naturaliste allemand à cheval sur les XVIIIème et XIXème
siècle a été une source d'inspiration pour le jeune Darwin. J'avais déjà eu un
peu de mal à suivre "Steppes et déserts" mais ici j'ai carrément
zappé certaines parties. J'avoue que je m'attendais plus à un récit de voyage qu'à
un traité de naturalisme.
L'auteur nous emmène dans ses explorations du fleuve Orénoque et ses
cataractes qui traverse plusieurs pays d'Amérique Latine. Il tente de ramener
la vérité sur ses origines qui furent troubles même carrément erronées. Géologie
et hydrologie nous sont expliquées.
Il décrit aussi une nuit de cris d'animaux dans des forets inextricables
nommées inexactement "vierges" par l'imaginaire européen.
Il aborde un long chapitre sur la botanique avec de nombreuses digressions
d'espèces à travers le monde. Il faut être plus qu'initié pour bien appréhender
tout ça. Il parle de pollinisation de certaines plantes dioïques par les
insectes.
Emerveillement aussi sur la fluorescence de la mer ou plutôt de ses
micro-organismes. Je me suis un peu perdu dans les explications sur les coraux
et la géologie marine...
Les vénérables arbres ont aussi droit à leur chapitre. Beaucoup d'énumérations un
peu rébarbative...
La plus grosse partie du livre est consacrée à la physionomie des plantes. J'ai
fini par me lasser et sauter pas mal de pages.
Descriptions, comptages entre différentes latitudes du globe.
De plus les classifications botaniques ont changé depuis le XIXème siècle donc
je trouve que cette lecture a peu d’intérêt aujourd'hui. Herbiers, Palmiers,
Malvacées, Mimoses, Bruyères, Cactus, Orchidées, Conifères, Lianes, Graminées,
Aloès, Fougères, Saules, Myrtacées...
Un autre chapitre est consacré à la vulcanologie et m'a très vite perdu.
Son court conte " La force vitale ou génie rhodien" est une allégorie
du vitalisme et puis réfuté suite à ses évolution de rigueur scientifique, une
sorte de mea culpa.
Pour conclure, il nous raconte ses impressions sur la région du Cajamarca et
l'ancienne "résidence de l'Inca Atahualpa" où il parle du chemin des
incas de Quito à Santiago saccagées par les conquérants...
Bref les vrais mordus d'histoire du naturalisme y trouveront peut-être leur
compte.
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